24 février 2026
Home » Fake news, manipulations et dénigrement contre l’AES: les zones de turbulences ne font pas tomber l’avion

Si certains pays occidentaux s’intéressent tant à l’Afrique aujourd’hui, on le sait tous, ce n’est ni par amour de partenariat ni par souci ’’d’aider’’ l’Afrique à atteindre un jour un niveau d’épanouissement bien apprécié de tous les citoyens. Cet intérêt, c’est parce que leurs ressources naturelles s’épuisent ou sont épuisées. Leur modèle économique est à bout de souffle. Sans le sous-sol africain, ces pays ne tiennent pas dans leur survie. Le système de survie de ces pays est donc en fin de course mais, ils ne montreront pas cette faiblesse à l’Afrique.

Certains pays d’Europe et d’Amérique du Nord ont donc consommé leurs richesses naturelles comme si elles étaient infinies. Aujourd’hui, ils exigent des voitures électriques, des technologies numériques, des armes sophistiquées, sans accepter d’en supporter les coûts humains et environnementaux sur leurs propres territoires. Ces coûts ont été déplacés vers l’Afrique. Le lithium, le cobalt, le coltan, l’uranium, l’or, le pétrole, le gaz, etc., sont indispensables à la puissance occidentale. Sans l’Afrique, leur transition énergétique va s’effondrer, leur domination technologique va vaciller, leur influence mondiale va reculer. C’est pourquoi, le pillage des ressources naturelles africaines n’a jamais cessé. Ils l’ont institutionnalisé.

Le colonialisme n’a donc pas disparu. Il s’est transformé en coopérations dites d’appuis au développement, en multinationales comme relais de pillages des ressources africaines, en institutions financières internationales pour endetter des générations entières africaines, en bases militaires pour mieux protéger les ressources naturelles convoitées et considérées comme les leurs. Pour être précis, prenons le cas de la France qui parle de son uranium au Niger. Elle dit que le Niger a volé son uranium. Elle cherche à destituer les autorités nigériennes pour récupérer ‘’son uranium’’. Les Etats-Unis d’Amérique ont aussi exercé une force brutale au Vénézuéla, montant ainsi le vrai visage de ce pays, considérant aussi que le pétrole vénézuélien leur appartient. Sous couvert d’une prétendue légalité internationale, l’Afrique continue d’être dépouillée de ses richesses au profit d’intérêts étrangers avec l’aide d’Africains « génétiquement esclaves et congénitalement aliénés », toujours en train de confondre le soleil à la nuit.

Les pays qui osent remettre en cause cet ordre impérialiste et qui osent parler de souveraineté sont sanctionnés à travers des organisations communautaires dénuées de toute dignité, isolés, des dirigeants assassinés ou des tentatives de déstabilisation. Dans ces pays convoités, les zones les plus riches en ressources naturelles sont les plus instables. Ce n’est pas un hasard : c’est la logique d’un système prédateur. Ces pays de prédations, comme la France, ne renonceront pas d’eux-mêmes. Aucune illusion n’est donc permise. Ces pays prédateurs ne lâcheront pas l’Afrique par morale ou par justice. Leur confort, leur puissance et leur survie économique reposent sur l’extraction continue des ressources africaines. Ils préféreront toujours maintenir un ordre injuste. Ainsi, les mensonges, la désinformation, les manipulations, les fakes news, les dénigrements des dirigeants révolutionnaires, vont se poursuivre. Il nous appartient d’être à la hauteur et de déconstruire tout.

La domination des pays africains, surtout dits francophones, n’est pas une erreur de parcours de l’histoire. Il s’agit d’un système et d’un choix politique conçus à cet effet par les prédateurs. Il appartient aux pays africains qui ont encore du courage, de la lucidité et de la dignité de prendre leurs responsabilités, de s’affirmer, de se déterminer, d’affirmer leur souveraineté et de se battre pour leur dignité. Au cas contraire, il restera à vivre une dépendance éternelle. Je ne parle pas de souveraineté administrative ou de conformité mais de la souveraineté à l’image des pays de la Confédération des Etats du Sahel que sont le Burkina Faso, le Mali et le Niger, avec à leur tête des dirigeants valeureux.
Cette souveraineté doit être à la fois politique, économique, industrielle, diplomatique, sécuritaire et stratégique. L’Afrique doit contrôler ce qu’elle possède comme les ressources naturelles, transformer ses matières premières sur place et décider à qui, comment et à quel prix elles seront exploitées afin de garantir un devenir serein pour la jeunesse durant toutes les générations. A cet effet, il faut imposer la renégociation ou l’annulation des accords, contrats, conventions injustes, assurer le contrôle public et transparent du secteur extractif, la transformation locale, le tout dans une solidarité africaine face aux pressions extérieures. La Confédération AES le fait très bien.

Une telle détermination doit être accompagnée et soutenue par la jeunesse africaine qui est une force décisive de changement car c’est son devenir qui est en préparation. Les jeunesses des Etats de la Confédération AES l’ont aussi bien compris et sont mobilisées autour de leurs dirigeants. Cette bataille ne peut donc pas être gagnée sans la jeunesse. Elle est majoritaire, connectée, consciente et directement victime du système impérialiste colonial. C’est pourquoi, la jeunesse africaine doit bien s’informer et déconstruire les discours dominants, manipulateurs, refuser la résignation, la fatalité, la facilité et se battre aux côtés des dirigeants. Là encore, les jeunesses des pays de la Confédération AES l’ont compris. Elles sont en train de jouer une responsabilité historique.

Les tentatives de déstabilisation des pays de la Confédération AES s’expliquent par cette prise de conscience des jeunesses et les impérialistes ne veulent pas permettre la contamination d’autres pays. Du coup, on comprend que l’Afrique n’est pas pauvre. C’est la France qui est pauvre. A cause seulement du manque d’uranium du Niger, elle n’a plus d’électricité tous les jours, elle n’arrive pas à présenter un budget de l’Etat au parlement, certaines personnes sont obligées de fouiller dans des poubelles pour chercher de quoi manger. La France est vraiment pauvre, très endettée. Tout d’écroule là-bas ! Elle négocie pour le retour d’Air France dans les pays de l’AES. Elle négocie comme une femme répudiée par le mari, qui négocie le retour, promet de préparer son met préféré tous les jours et s’engage à ne pas dépasser la dose du sel dans la sauce. Les pays de l’AES ont refusé. Le divorce est consommé. Pour la France, au regard de tous ces échecs, la déstabilisation paraît être la solution pour reconquérir le paradis perdu.

Mais avec la posture actuelle des pays de la Confédération AES, la question n’est plus de savoir si l’Afrique peut se libérer. La réponse est oui. Elle peut et doit même se libérer. Elle a tout ce qui lui faut. C’est elle qui doit dominer le monde et il faut y parvenir malgré la traitrise de certains africains, esclaves des impérialistes et maudits par la nature. Il faut garder la tête haute. Il y a un temps pour subir, il y a un autre temps pour se libérer de la domination. Le temps de l’Afrique est arrivé. Même les ancêtres sont maintenant debout et aussi déterminés. Ils attraperont tout traitre et le remettra à qui de droit ! On ne trahit pas son pays au profit de l’ennemi. On le paie toujours, d’une façon ou d’une autre. La patrie est sacrée. Il n’est pas interdit de ne pas aimer un dirigeant au pouvoir mais la trahison de son pays est interdite.

Il faut donc être fier de la Confédération des Etats du Sahel et de sa jeunesse, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’AES. L’avenir et le devenir de l’espace AES ne se négocieront pas dans des capitales occidentales. Ils se construiront par la conscience, l’organisation et la détermination des populations et des dirigeants de l’AES, soutenus par la jeunesse. Et nous devons avancer en plein gaz et en V1. L’avion du développement de l’AES est déjà positionné. Il s’agit d’un avion long-courrier de dernière génération avec des pilotes sûrs. Et malgré les tentatives de déstabilisation, les fake news, les manipulations, les dénigrements contre les dirigeants de l’AES par les forces impérialistes, les passagers doivent rester serein. Les zones de turbulences ne font jamais tomber un avion. L’atterrissage en douceur est assuré, sous les applaudissements des passagers.

Jonas Hien

Reveil-info

1 thought on “Fake news, manipulations et dénigrement contre l’AES: les zones de turbulences ne font pas tomber l’avion

  1. Merci bien pour l’éclairage et l’analyse assez limpide et réaliste. Ce monde dans lequel nous vivons n’est pas fait pour les faibles d’esprit. Soit, tu te bats et tu vis. Ou bien, tu es vaincu et tu subis !

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