19 mars 2026
Home » Niger : liberté provisoire pour le journaliste Ali Soumana

Le journaliste Ali Soumana, directeur de l’hebdomadaire Le Courrier, a été remis en liberté le jeudi 22 janvier après plus de quatre mois de détention préventive.

Arrêté le 8 septembre 2025, Ali Soumana avait été poursuivi à la suite de la publication d’un article faisant état d’une affaire présumée de fraude sur des cargaisons de cigarettes, impliquant plusieurs responsables, dont le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine, qui avait déposé plainte.

Le journaliste avait été inculpé pour diffamation, diffusion d’informations susceptibles de troubler l’ordre public et atteinte à la dignité humaine, avant d’être incarcéré à la prison de Say, au sud de Niamey.

Les autorités nigériennes n’ont pas communiqué officiellement sur les conditions exactes de sa libération, intervenue jeudi soir, laissant sans précision le cadre juridique ou procédural de cette décision.

Cette remise en liberté intervient dans un contexte marqué par des préoccupations persistantes autour de la situation de la presse au Niger, dirigé depuis plus de deux ans par un régime militaire.

Plusieurs organisations nationales et internationales de défense des droits humains ont régulièrement dénoncé des arrestations et poursuites visant des journalistes et des acteurs de la société civile, sur la base notamment de la loi révisée sur la cybercriminalité adoptée en 2024.

Des institutions internationales, dont le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, ainsi que des ONG comme Amnesty International et Reporters sans Frontières, ont appelé ces derniers mois les autorités nigériennes à respecter les engagements internationaux du pays en matière de liberté d’expression et de presse.

Voxafrica

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