LE PHÉNOMÈNE DE LA MENDICITE LIE AUX JUMEAUX.

Dans le quotidien des Burkinabè, les riverains sont confrontés à une pratique similaire à la mendicité des mères des jumeaux appelés couramment Kinkirs-ma.
Ces pratiques qui se passent dans les lieux publics, le plus fréquemment dans les points de rencontre (gares , stations, feux tricolores etc) dans nos villes par les mères porteurs des jumeaux ou kinkirs-ma avec cette formule << Yaa Kinkirs-ma n bõosde>> qui peut se traduire littéralement << C’est la mère des jumeaux qui demande>> . Ces mamans disent agir au nom de la tradition mais la pratique semble être erronée. Du point de vue de la pratique traditionnelle, elles le font en déphasage vis-à-vis des normes prescrites par cette même tradition.
La tradition recommande à ce que les mères des jumeaux mendient. Si pour certaines localités ce sont les comportements des nouveau-nés qui recommandent à ce que leurs mères mendient pour qu’ils recouvrent la santé, dans d’autres localités, cette pratique est devenue une coutume.
Dans les deux cas, la pratique est la même selon la recommandation traditionnelle.
Si les jumeaux sont des garçons, après 33 jours leur mère doit faire le tour de trois grands marchés en 21 jours. Et si les jumeaux sont des filles, après 44 jours de leur naissance, leur mère doit faire le tour de quatre marchés en 28 jours.
Aujourd’hui, nous remarquons que cette pratique prend de l’ampleur et son objectif détourné. De son aspect traditionnel, nous remarquons que la pratique semble devenir un business qui ne dit pas son nom avec des jumeaux de plus de 8 ans dans la danse.
Tradition et Sagesse Médias

Vous avez parfaitement raison. Cette partie des coutumes a été dévoyée à des fins commerciales. Il existe des femmes qui portent des enfants de mères différentes et qui se ressemblent un peu pour quémander
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