Kalifa (nom d’emprunt), 23 ans et célibataire sans enfant était devant les juge de la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Banfora le mardi 23 septembre 2025 pour répondre des faits d’attentat à la pudeur.
C’est courant septembre 2025 qu’il a été interpelé et incarcéré pour avoir couché avec Salimata (nom d’emprunt), une mineure de 13 ans. Le prévenu et la victime habitent tous Sidéradougou. Salimata vit avec sa tante qui est promotrice d’un restaurant (kiosque) dans ladite localité. Elle assiste sa tante dans la gestion du kiosque. C’est dans ses activités au restaurant qu’elle va tapé dans l’œil du prévenu qui venait y manger de temps en temps. A la barre, Kalifa a avoué avoir eu des rapports sexuels avec sa conquête à 3 reprises et pire, il a laissé entendre que ces rapports étaient non protégés. « C’est au kiosque de sa tante que je lai connu et je lui ai promis de demander sa main », a-t-il déclaré face au tribunal. « Saviez-vous quelle était mineure ? ». A cette question des juges, Kalifa a laissé entendre que la fillette lui a juste dit que sa tante lui a dit qu’elle a 13 ans mais quelle était convaincue d’en avoir plus. « Elle ma dit quelle ne connaissait pas son âge exact mais ça dépassait 13 ans. C’est sa taille qui m’a trompé », a-t-il fait savoir. Interrogé à son tour, la mineure a d’abord affirmé quelle n’était pas consentante pendant les rapports sexuels avant de finir par avouer que Kalifa était son copain. « Il ma forcé pour la première fois mais pas pour la deuxième ni la 3e fois », a dit Salimata. Pourtant le prévenu, tout en sollicitant la clémence du tribunal, a maintenu qu’il n’a jamais forcé la fille.
Un autre détail de ce procès, la tante de la fille lui a fait mettre le norplant (contraceptif) pour éviter quelle ne tombe enceinte. Ce qu’a fermement condamner le ministère publique. « Ce n’est pas une bonne manière d’éduquer sa nièce . Le norplant c’est pour l’encourager à avoir des rapports sexuels ?», s’est interrogé le parquet.
Pour le procureur les faits d’attentat à la pudeur sont caractérisés. Il a alors demandé au tribunal de condamner le prévenu à 24 mois de prison et à une amende d’un millions de F CFA, le tout assorti de sursis, vu qu’il est un délinquant primaire. Le tribunal a effectivement condamné le prévenu à 24 mois de prison et à une amende d’un million de F CFA, le tout avec sursis.
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