3 février 2026
Home » Un ingénieur français retrouvé mort au Bénin : enquête en cours

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Un ingénieur de nationalité française a été découvert sans vie le 26 août à Kétou, dans le département du Plateau, au Bénin. Employé sur un projet de construction d’une centrale, il a été retrouvé dans sa chambre d’hôtel. Les autorités locales ont ouvert une enquête afin de déterminer les causes exactes du décès. L’affaire met en évidence la présence de nombreux expatriés dans les chantiers d’infrastructures en Afrique et au Bénin, où des projets stratégiques mobilisent des compétences étrangères.

Découverte et premières constatations

Le décès de cet ingénieur a été constaté le 26 août 2025 dans la commune de Kétou, au sud-est du Bénin. Selon les informations rapportées par BIP Radioil logeait dans un hôtel de la ville et travaillait sur un chantier lié à la construction d’une centrale. Alertées, les forces de sécurité se sont rendues sur place pour effectuer les premières constatations. Le corps a été placé sous main de justice, procédure courante qui permet aux autorités de préserver les éléments nécessaires à l’enquête.

Pour l’heure, aucune hypothèse n’est écartée quant aux circonstances de la mort. Les autorités n’ont pas communiqué sur l’existence éventuelle de signes de violence, d’un malaise ou d’une autre cause. L’identité de l’ingénieur n’a pas encore été révélée officiellement, dans l’attente d’informations transmises à la famille et aux autorités diplomatiques françaises. L’ambassade de France à Cotonou n’a pas, pour le moment, publié de réaction officielle.Les décès d’expatriés sur des chantiers internationaux, bien que rares, suscitent souvent une forte attention des autorités locales comme étrangères. Les procédures impliquent généralement une autopsie, une enquête judiciaire et la coopération des représentations diplomatiques afin de garantir le suivi du dossier et l’accompagnement de la famille.

Le rôle des expatriés dans les chantiers africains

Ce décès met en lumière la présence régulière de professionnels étrangers sur les grands chantiers en Afrique. De nombreux projets d’infrastructures, qu’il s’agisse de centrales électriques, de barrages, de routes ou de ports, mobilisent des ingénieurs et techniciens expatriés. Le Bénin, engagé depuis plusieurs années dans une politique de modernisation de ses équipements publics et énergétiques, accueille ainsi des équipes venues de divers pays pour contribuer à la réalisation de ces projets. Les gouvernements africains, confrontés à des défis d’urbanisation rapide et de besoins énergétiques croissants, sollicitent fréquemment des partenariats avec des entreprises étrangères. Ces dernières apportent une expertise technique et un savoir-faire spécifique, en particulier dans le domaine de l’énergie et des infrastructures lourdes. Au Bénin, la construction de centrales vise à renforcer la capacité de production nationale et à réduire la dépendance énergétique vis-à-vis des importations régionales. Dans ce contexte, la présence d’expatriés français et européens est loin d’être exceptionnelle. Ils interviennent sur des projets soutenus par des accords bilatéraux ou des financements internationaux. Cette coopération permet de répondre aux besoins de développement, mais implique aussi des responsabilités en matière de sécurité et de conditions de travail. Certains observateurs rappellent que la question de la protection des travailleurs étrangers reste sensible, notamment dans des zones où l’offre médicale ou sécuritaire est limitée. Au-delà du cas béninois, plusieurs pays africains connaissent une intensification de ces partenariats. Du Nigeria à la Côte d’Ivoire, en passant par le Sénégal, des chantiers de grande ampleur accueillent chaque année des centaines de spécialistes étrangers. Ces mobilités professionnelles reflètent l’intégration croissante du continent dans des dynamiques mondiales d’investissement et de transfert de compétences. Elles soulèvent également des interrogations sur la nécessité d’assurer un suivi rigoureux des conditions de vie et de sécurité des expatriés.

 

Source : La Nouvelle Tribune

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