3 février 2026
Home » Au palais de justice: ces propos sur TikTok le conduisent devant les juges

Récit d’un procès : Ces propos sur TikTok le conduisent devant les juges !

Oumarou (nom d’emprunt) est commerçant de profession. Il est domicilié au quartier Bindougousso, secteur 15 de la ville de Bobo-Dioulasso. Il a comparu devant les juges de la chambre correctionnelle du TGI de ladite ville, ce lundi 7 juillet 2025 pour répondre des faits de diffamation à l’encontre d’une association musulmane.

L’association musulmane concernée a été surprise de voir, en mai 2025, sur le réseau social TikTok, une vidéo publiée par Oumarou. Dans cette vidéo, il s’en prend directement à elle, tenant des propos en langue bambara. Voici ce qu’il déclare exactement : « Cette association est une organisation qui tuait les gens. Ce n’est pas une association musulmane. Il vaut mieux adorer les fétiches que d’en être membre. Il a des fils bâtards et cinq femmes chez lui à la maison. Est-ce un musulman, lui ? »
Sans toutefois préciser à qui il faisait référence.

Suite à ces propos, l’association a décidé de porter plainte contre Oumarou.

À la barre, le prévenu reconnaît les faits de diffamation qui lui sont reprochés.

L’avocat de la partie civile demande au tribunal de condamner le prévenu à verser 1 franc symbolique en réparation du préjudice moral subi. Il réclame également la somme de 1 500 000 F CFA au titre des frais exposés non compris dans les dépens. Selon lui, ce type de discours pourrait décourager certaines personnes souhaitant rejoindre l’association.

Le ministère public, avant de requérir l’application de la loi, a estimé que les faits sont particulièrement graves : « Cette association a été créée dans le but de promouvoir l’islam. Tenir de tels propos à son encontre peut gravement porter atteinte à son honneur et à sa réputation, » a soutenu le Parquet.

Le procureur a requis une peine d’emprisonnement de six mois, dont trois mois fermes, ainsi qu’une amende ferme de 250 000 F CFA contre Oumarou, conformément à l’article 524-4 du Code pénal burkinabè. Il a également demandé qu’un mandat d’arrêt soit décerné contre le prévenu.

Le verdict est attendu pour le 21 juillet prochain.

Justice Infos Burkina
Reveil-info

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!