A la demande de certains lecteurs, nous reprenons pour vous l’article sur le GUURI ou la fourmilière au centre des croyances chez les Mossé
Gũuri ou la fourmilière est considérée comme une société mystérieuse dans la cosmogonie des croyances des Mosse(animistes). Les relations entre les humains et la fourmilière dans cette société sont intrinsèquement liées et très profondes. Gũuri est un autel de prière considéré comme l’intermédiaire des humains pour interagir avec la nature, le monde invisible ou le tēn-peelem dans son sens étymologique. Les humains y font des tours selon l’indication des personnes habiles (divin, charlatan, savants, …) pour faire des vœux de succès, de quiétude et de paix. La fourmilière, avec son pouvoir d’interagir avec la nature balaie la souffrance des hommes. Dans la communication des divins et des personnes initiées, la fourmilière change de nom et devient tēng-n-neda qui signifie l’autochtone ou le premier habitant de l’univers. On la désigne aussi par l’appellation tēng-n-muka : un autochtone muet, tēng-n-bõosa : un mandiant autochtone.
Outre, les vœux de quiétude, de succès et de santé qu’on fait auprès d’elle, Gũuri a un pouvoir de fécondité. Les couples qui souffrent de procréation peuvent faire une alliance avec elle pour avoir des enfants. C’est pourquoi autour de cette société nous pouvons rencontrer des personnes qui portent les prénoms Gũuri, Gûuryamba, gũpoko …
Traditions et mythes africaines
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