Après la dissolution du gouvernement Tambèla le 6 décembre 2024 , Jean Emmanuel Ouédraogo, ministre en charge de la Communication et porte-parole du gouvernement est nommé Premier ministre du Burkina Faso le 7 décembre par le Capitaine Ibrahim Traoré. Contexte national oblige, cette nomination avait suscité l’étonnement parmi certains Burkinabè qui croyaient le que Capitaine Traoré allait « chercher son premier ministre » hors des frontières surtout dans les Institutions internationales comme il était de coutume sous d’autres régimes. Des noms avaient d’ailleurs commencé à circuler. Mais nous n’avons pas douté comme certains, sur la capacité de l’ancien porte-parole du gouvernement à assumer pleinement sa mission de Chef de gouvernement du Burkina Faso.
Tout comme le président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, nous n’avons donc pas eu tort, dès la nomination de faire confiance à l’ancien rédacteur en Chef de la Télévision nationale, puis directeur de la RTB. En moins de 5 mois après sa nomination, il semble avoir mis tout le monde d’accord sur sa capacité à conduire le gouvernement et à bien le conduire. Son premier grand entretien ce 28 avril 2025 sur la RTB à d’ailleurs fait mentir ceux et celles qui, dès le départ étaient sceptiques ou avaient des doutes, peut être légitimes. En effet à cet entretien, c’est un Premier ministre complément « métamorphosé » que nous avons vu et écouté avec attention et intérêt . Outre son calme olympien et son humilité qui côtoient souvent une certaine timidité, le Chef du gouvernement a convaincu plus d’un sur sa maitrise parfaite des grands sujets et dossiers du Burkina Faso. Calme, pondéré, chaque mot à sa place, conviction, vérité crue et espérance ont guidé ses réponses tout au long de l’entretien. Contrairement à certains qui, comme le vin, mettent du temps pour se bonifier et se mettre dans « la peau » de leur fonction ou titre , on peut affirmer que le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo est aller très vite dans sa bonification. Ce qui est tout à fait normal, le Président du Faso a bien dit que « Tout est urgent ».
