La capacité à neutraliser un satellite, qu’il s’agisse d’une arme à énergie dirigée, d’une cyberattaque ou d’un missile ASAT, existe depuis plusieurs décennies. Cependant, lorsque Sébastien Lecornu, ministre des Armées, évoque la possibilité que notre génération puisse vivre une forme de « guerre des étoiles », il ne fait pas uniquement référence à la destruction physique. Il parle plutôt d’une nouvelle étape : l’arsenalisation de l’espace, distincte de sa militarisation, qui a commencé dès les débuts de la conquête spatiale.
Le satellite Cosmos-2553, lancé en février 2022 sur une orbite atypique, est au cœur de ces préoccupations. Bien qu’il ne semble pas porter d’ogive nucléaire, les États-Unis suspectent qu’il s’inscrit dans un projet d’arme antisatellite à capacité nucléaire, visant à détruire des centaines de satellites en orbite basse par une explosion. Cette hypothèse alimente les tensions géopolitiques dans l’espace.
