18 mars 2026
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SOUL TO SOUL : UN ACTEUR CLÉ DES ENJEUX POLITICO-JUDICIAIRES EN CÔTE D’IVOIRE

Gracié par Alassane Ouattara le 23 février 2024 après avoir purgé plus de quatre ans de prison, Koné Jamais Souleymane dit Soul to Soul, l’emblématique Directeur de protocole de Guillaume Kigbafori Soro, n’a malheureusement pas encore trouvé la paix avec la justice ivoirienne. Les tribunaux du pays n’ont pas encore tranché sur l’affaire impliquant ce fidèle compagnon de Guillaume Soro, ancien Premier ministre (sous deux Présidents de la République) et ancien Président de l’Assemblée nationale. Alors que son procès a été reporté près d’une douzaine de fois, ces ajournements soulèvent des préoccupations quant à l’impartialité du système judiciaire et à l’influence des enjeux politiques sur les affaires judiciaires, notamment lorsqu’il s’agit d’opposants au régime en place, comme Guillaume Kigbafori Soro, Président de Générations et Peuples Solidaires, de son Vice-président Soul to Soul, figure emblématique et homme de totale confiance du premier cité.

La Côte d’Ivoire se trouve ainsi dans une situation qui illustre parfaitement les tensions persistantes entre un système judiciaire sous l’emprise de l’Exécutif et l’opposition politique. Il est important de rappeler que la justice ivoirienne accuse Guillaume Soro de divers délits, tels que la tentative de coup d’État, l’atteinte à la sûreté de l’État et l’acquisition frauduleuse d’une propriété. Par conséquent, le procès de son Directeur de protocole dépasse largement le simple cadre judiciaire. Le maintien de Soul to Soul dans un processus judiciaire interminable s’inscrit donc dans un contexte politique tendu, caractérisé par une rivalité intense entre Guillaume Kigbafori Soro, et le RHDP d’Alassane OUATTARA, parti au pouvoir. Les reports successifs du procès de Soul to Soul, justifiés par des raisons variées allant de la non-présentation des témoins à des problèmes techniques, semblent s’éloigner de toute volonté de rendre la justice de manière équitable. Ces ajournements reflètent plutôt une stratégie politique visant à retarder une décision susceptible d’influer significativement sur l’avenir politique de Guillaume Kigbafori Soro et de son mouvement. Les Ivoiriens sont de plus en plus conscients que cette situation résulte d’une gestion partiale et partisane du système judiciaire en Côte d’Ivoire.

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