Le présidium de la cérémonie de lancement du projet
L’ONG Réseau Afrique Jeunesse (RAJ) a procédé ce mardi 18 février 2025 au lancement d’un projet dénommé : “projet de soutien éducatif et social aux filles déplacées internes et des internats au Burkina Faso”. Le lancement ce projet au profit d’au moins 500 filles à eu lieu à Ouagadougou et était placé sous le patronage du Dr Boubakar Savadogo, ministre de l’Enseignement Secondaire, de la formation professionnelle et technique, représenté par son Conseiller Technique, François Compaoré. Il avait à ses cotés les représentants de l’ICESCO, partenaire financier du projet et de la représentante de la Commission nationale pour l’UNESCO.

Pour le coordonnateur général du RAJ, Daniel Da Hien, l’initiative du projet est née d’un constat alarmant. Cette initiative répond donc à l’urgence sociale et éducative qui interpelle la conscience collective. Le Burkina Faso, c’est connu, traverse une crise humanitaire marquée par le déplacement massif des populations fuyant l’insécurité. Parmi, elles, les jeunes filles sont particulièrement vulnérables et sont exposées à la précarité économique, à la rupture de parcours scolaire aux violences et aux mariages précoces. C’est donc face à ce constat que le RAJ veut jouer sa partition en initiant le projet. Le projet, toujours selon le coordonnateur du RAJ, Daniel Da Hien, vise trois objectifs majeurs que sont : offrir un cadre éducatif stable en facilitant l’accès et le maintien des jeunes filles déplacées internes dans les établissements scolaires et les internats, assurer un accompagnement psychosocial et matériel pour leur bien-être et leur épanouissement et renforcer l’autonomisation des filles et des communautés d’accueil à travers des initiatives de formation et de soutien économique”. “Ce que nous lançons aujourd’hui n’est pas seulement un projet, mais une véritable prouesse d’avenir pour ces jeunes filles. Elles ont le droit de rêver, d’apprendre et de bâtir leur avenir, malgré les défis. Notre responsabilité est de leur offrir cette chance, car l’éducation est la clé de la résilience et du développement durable”, a déclaré Daniel Da Hien. Pour la concrétisation de ce projet le RAJ va se baser sur 5 axes que sont, l’éducation et le renforcement des compétences, l’insertion professionnelle et l’entreprenariat, la promotion de l’engagement citoyen et du leadership, la santé, le bien-être et l’inclusion sociale, enfin, le plaidoyer et la mobilisation des ressources. Ces axes seront traduits sur le terrain par une vingtaines d’activités. “ Ce projet est la preuve tangible que chaque engagement en faveur de la dignité humaine compte, que chaque action pour l’égalité et la justice a un impacte durale”, a laissé entendre le coordonnateur du RAJ comme pour conclure son intervention.

C’est d’ailleurs dans cette même dynamique que le représentant de l’ICESCO, partenaire financier du projet à salué l’initiative et comme pour dire que c’est ce qui justifie l’accompagnement dont bénéficie le RAJ. Pour lui, une fille éduquée est une actrice du développement. Le Conseiller Technique du ministre en charge de l’enseignement secondaire, François Compaoré, a salué la naissance du projet qui s’inscrit en droite ligne de la dynamique enclenchée par le gouvernement pour venir en appui aux personnes déplacées internes. Il a donc déclaré que le projet du RAJ vient à pont nommé pour soutenir les efforts du gouvernement. Le projet dont le lancement a eu lieu ce 18 février interviendra dans plusieurs localités du Burkina Faso, dont entre autres Ouahigouya, Banfora, Kaya, Gaoua…
Alex Kaboré pour www.reveil-info.net
