𝐃𝐞 𝐥’𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐬𝐨𝐧𝐧𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐦𝐢𝐥𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐨̂𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨
Le 5 décembre 2024, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a annoncé la libération de deux gendarmes ivoiriens détenus depuis le 19 septembre 2023 au Burkina Faso. Ces deux gendarmes avaient été arrêtés alors qu’ils étaient entrés, armés, sur le territoire du Burkina Faso.
En réalité, cette libération s’inscrit dans un cadre d’échange de prisonniers, la Côte d’Ivoire ayant simultanément libéré deux ressortissants burkinabè, notamment un militaire et un supplétif des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), arrêtés en mars 2024 sur le territoire ivoirien.
La libération des gendarmes ivoiriens a été rendue possible grâce à plusieurs médiations qui sont à saluer. Cela a permis de désamorcer une situation qui, pendant plus d’un an, a alourdi le climat déjà tendu entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Cet échange de prisonniers, bien qu’il constitue une avancée positive, ne suffit pas à lui seul, à effacer les différends persistants entre la Côte d’Ivoire et ce pays frère. Parmi les points de crispation, il y a la question délicate des accusations récurrentes contre la Côte d’Ivoire, soupçonnée de servir de base arrière pour des opérations de déstabilisation du Burkina Faso et des autorités de la Transition.
GPS exhorte les dirigeants ivoiriens et burkinabè à transformer cette opportunité en un véritable tournant dans leurs relations. Cela passe par un engagement sincère à instaurer un dialogue transparent, à renoncer à s’ingérer dans les affaires intérieures des États voisins et à mettre fin à toute forme de soutien implicite ou explicite à des activités de déstabilisation.
Source: extrait du communiqué de GPS du 11 décembre 2024
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