2 février 2026
Home » COP16-SEGMENT DE HAUT NIVEAU DE LA SEIZIEME CONFERENCE DES NATIONS UNIES SUR LA DIVERSITE BIOLOGIQUE : Déclaration de Monsieur Roger BARO, le Ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement du Burkina Faso

Cali, le 29 octobre 2024

Merci, Madame la Présidente,

Madame la Présidente,

Le Burkina Faso remercie le Gouvernement de la République de Colombie pour l’organisation réussie de cette seizième Conférence des Parties sur la Biodiversité et pour l’accueil et l’hospitalité dont sa délégation a bénéficié depuis son arrivée.

Le Burkina Faso, par ma voix félicite le Secrétariat de la Convention pour le choix du thème « Faire la paix avec la nature » pour sauver l’humanité, notre préoccupation commune.

 Madame la Présidente,

La tenue de cette COP est encore un espoir pour l’humanité. Elle intervient après l’adoption du nouveau cadre stratégique mondial, fixant les objectifs à atteindre pour mettre un terme à l’érosion de la diversité biologique d’ici à 2030.

Sous le Leadership de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, le Plan d’Action pour la Stabilisation et le Développement du Burkina Faso accorde une place importante à la conservation de la Biodiversité.  Notre pays est convaincu de l’intérêt que présente la Biodiversité pour le développement et la transformation d’une société pacifique dans notre lutte pour la reconquête de l’intégrité du territoire.

C’est pourquoi le Burkina Faso a déjà révisé et soumis au Secrétariat de la Convention sa Stratégie et son Plan d’Action Nationaux de la Diversité Biologique (SPANB) élaborés de manière participative et inclusive couvrant la période 2025-2030.

Le plan d’action triennal 2025-2027 de notre stratégie nécessite des financements prioritaires de 515 000 dollars US pour catalyser des investissements futurs impactant pour le patrimoine biologique du Burkina Faso qui compte 531 espèces ligneuses, 1779 espèces herbacées, 301 espèces cultivées, 123 espèces de mammifères sauvages, 120 espèces de poissons, 520 espèces d’oiseaux sauvages.

Madame la Présidente,

Les attaques terroristes dont le Burkina Faso est victime contribuent à éroder le capital forestier. Les conséquences prévisibles sont entre autres la perte de la biodiversité source de biens et de services écosystémiques pour la population. Des actions sont en cours pour atténuer ce manque à gagner pour la biodiversité. Le thème de la COP 16 trouve ainsi tout son sens dans le contexte Burkinabè voir sahélien.

Madame la Présidente,

Permettez-moi d’insister sur cinq points d’intérêt majeur pour le Burkina Faso, en lien avec les négociations en cours à la présente COP. Il s’agit :

  1. l’accroissement et l’accès équitable au financement dédié à la biodiversité;
  2. la mise en œuvre du cadre international pour l’Information de séquençage numérique,
  3. l’adoption et l’opérationnalisation d’un mécanisme multilatéral mondial juste et transparent de partage des avantages tirés de la biodiversité,
  4. le renforcement effectif des capacités, le développement et le transfert de technologies,
  5. l’opérationnalisation des centres régionaux et sous-régionaux devant soutenir la mise en œuvre efficace du Cadre mondial pour la biodiversité.

 

Madame la Présidente,

Le Burkina Faso a fait sa part en mettant en place un cadre institutionnel et en élaborant tous les documents de planification pour une mise en œuvre optimale des décisions de la COP. Beaucoup de pays sont certainement dans cette situation.

Cette 16ème conférence doit être celle des décisions concrètes et des actions urgentes pour un monde en harmonie avec la nature, car cette nature nous parle, nous avons l’obligation et l’écouter et apporter des réponses adéquates. Il y va de notre survie et de notre responsabilité historique envers les générations futures.

Faire la paix avec la nature est à notre portée.

La Patrie ou la mort, nous vaincrons

Je vous remercie.

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