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Le Journalisme de la morgue : quand le succès du Burkina Faso impose le deuil éditorial

On dit souvent que le journalisme est le premier brouillon de l’histoire. Pourtant, depuis le 30 juin dernier, les pages et les antennes de France 24, TV5 Monde, Jeune Afrique, RFI et tous les autres médias occidentaux ressemblent plutôt à des pages blanches.

Ce jour-là, à Sebba, Solhan et Gayéri, une coalition terroriste a tenté un coup d’éclat coordonné pour prouver que le Burkina Faso ne pouvait pas survivre sans ses anciens tuteurs. Le résultat ? Plus de 400 assaillants neutralisés par la fureur légitime de nos FDS et de nos VDP. Une bérézina militaire totalement indiscutable.

Et sur les canaux de ces médias ? Le néant. Serges Daniel ? Wassim Nasr ? Estelle Martin ?Patrice Férus? Nidhya Paliakara ? Celle là même qui a chanté en longueur de journée Bamako est tombé. Bamako est aux mains du JNIM. Où êtes vous ? Un silence clinique, presque religieux. Ce mutisme n’est pas un simple oubli, c’est une stratégie. Vos rédactions souffrent d’un mal incurable : le syndrome de la morgue. Vos caméras ne s’allument que s’il y a du sang burkinabè à filmer, vos stylos ne s’activent que pour comptabiliser nos larmes, et vos « experts » de plateaux ne retrouvent la parole que pour théoriser notre effondrement ou disqualifier nos choix de souveraineté. Votre silence face à la victoire de nos soldats est pourtant le plus bavard des aveux. Il prouve une chose : la victoire des FDS et des VDP ne rentre tout simplement pas dans votre ligne éditoriale.

Vous étiez manifestement prêts, une précision d’horloger en main et les carnets de notes ouverts, à documenter le chaos pour valider les rapports du Parlement européen et donner raison aux prophètes de malheur.

Mais le piège s’est refermé sur vous. L’armée burkinabè a brisé votre scénario. En refusant de relayer ce tournant tactique historique, vous ne cachez pas la vérité du terrain. Elle est éclatante. Vous affichez simplement votre déception. Ce déni ne disqualifie pas notre exploit ; il achève de disqualifier votre prétendue objectivité.

Pendant que vous boudez la vérité, le peuple burkinabè, lui, compte ses victoires et honore ses héros. Continuez à vous taire. Votre silence est la plus belle confirmation de notre triomphe, et votre mutisme, le thermomètre de notre réussite. La souveraineté s’écrit désormais sans votre permission. Bravo à nos soldats

Par Sidi Mohamed Kafando

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